Les céréales

Question 1: Quelle(s) céréale(s) locale(s) (donc qui pousse-nt dans notre région) connaissez-vous?
Réponse: Parmi les nombreuses céréales, citons le blé, l’orge, le seigle, l’épeautre, l’avoine et le triticale (un hybride entre le blé et le seigle). Nous cultivons du blé panifiable et de l’orge fourragère.

Question 2
: Arrivez-vous à nous dire quelle photo concerne un champ de blé et laquelle un champ d’orge? Elles ont été prises le 4 mai 2020.
  
Réponse: Photo gauche = blé, photo droite = orge. Une fois le stade épiaison atteint le blé n’a en général pas de barbes, alors que l’orge oui. Attention, cette règle n’est pas à 100% correcte puisque des variétés de blé ont aussi des barbes.

Question 3
: Pourquoi cultive-t-on ces céréales? En quoi sont-elles ensuite transformées?
Réponse: Les céréales panifiables deviennent en général farines pour le pain, les pâtes, mais aussi tous les autres délicieux plats qui sortent de la cuisine. Quant aux céréales fourragères, elles entrent dans la composition des aliments pour les animaux, que ce soit en grain ou farine. Nous livrons nos récoltes au Moulin de La Vaux (à Aubonne) et certains boulangers de Saint-Prex achètent tout, ou partie, de leur farine chez eux. Le circuit artisanal est ainsi en général très court.

Question 4
: Du semis au boulanger, combien de temps pensez-vous qu’il s’est écoulé avant que vous puissiez manger votre pain? Pour vous aider, remettez les images suivantes dans l’ordre (images extraites du poster “En visite chez le producteur de céréales” disponible chez agirinfo.com).
     
Réponse: Dans le cadre d’une variété de blé qui se sème l’automne, il faut compter quasi une année puisqu’il se semer entre octobre et décembre et se récolte en juillet. Quant à une variété de printemps, on la sèmera entre février et mars avec une récolte aussi en juillet. Ensuite le meunier devra transformer la graine en farine pour que le boulanger puisse vous proposer du pain.
Concernant les images (PDF): 1. on épand du fumier et labourre la terre, 2. on sème, 3. on fertilise et soignes les cultures, 4. on récolte. 5. on amène la récolte au centre collecteur et on bottèle la paille (qui servira de litière aux animaux), 6. le moulin transforme les récoltes en, 7a aliment pour les animaux et 7b en farine, celle-ci, 8. servira à confectionner des pâtes ou du pain, que vous achetez à 9. la boulangerie.

Question 5
: Pour ceux qui ont l’habitude de jeter du pain, pensez que des mois de travail et trois métiers ont été nécessaires avant que vous puissiez en manger une tranche. Du coup, que pourriez-vous faire pour soit éviter de devoir jeter du pain ou alors que faire avec un morceau devenu trop sec pour ne pas le gaspiller?
Réponse: Selon les boulangers-confiseurs de Suisse (swissbaker.ch), 1 pain sur 4 termine à la poubelle, soit quelque 100 millions de kg qui sont jetés chaque année.
Pour diminuer ce chiffre, plusieurs pistes: acheter du pain de qualité qui séchera moins vite, achetez la bonne quantité et conservez votre pain dans un sac ou une boîte à pain et non à l’air libre. S’il vous reste du pain sec, vous pouvez l’humidifier à l’eau et le mettre au four quelques minutes pour lui redonner du croquant.
Le pain sec peut être valorisé en croutons à salade, en farce à légumes, en chapelure, en pain perdu (vos enfants adoreront -> imbibez-le dans du lait mélangé avec des oeufs, faite-le revenir à la poêle et ajoutez ensuite dessus du sucre-canelle ou napez-le de fruits, sirop d’érable… mmmhhh), etc.
Par contre, ne le donner pas aux animaux sans l’autorisation du propriétaire et surtout pas aux canards et autres oiseaux. Certes, ils adorent, mais le pain gonfle dans leur estomac et est mal digéré.